
Les NAO (Négociations Annuelles Obligatoires) sont des rendez-vous imposés par la loi française entre la direction d’une entreprise et les syndicats représentatifs.
Leur objectif est de discuter et de négocier chaque année sur des thèmes précis :
- La rémunération (salaires effectifs, primes, temps de travail).
- Le partage de la valeur ajoutée (intéressement, participation).
- L’égalité professionnelle (entre les femmes et les hommes) et la qualité de vie au travail.
Pourquoi nous n’avons pas signé l’accord du 4 décembre 2025
Le 4 décembre 2025, la direction de l’UES CRIT a finalisé les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO). Si La FO FEC salue les avancées obtenues pour les permanents, la FO FEC a refusé de signer cet accord. Nous refusons de cautionner un texte qui exclut totalement une catégorie de salariés, alors même que l’entreprise affiche une santé financière insolente.
💰 Une rentabilité record… mais pas pour tous
Alors que le Groupe CRIT surperforme et dispose d’une trésorerie nette colossale de 150 millions d’euros, la répartition des richesses reste profondément inégalitaire :
- Dividendes records : Les actionnaires ont encaissé 65 millions d’euros en 2025, soit six fois plus qu’auparavant.
- Mépris des salariés : Malgré cette abondance, la direction a refusé d’accorder la moindre prime aux intérimaires, qui sont pourtant les premiers artisans de cette rentabilité.
📈 Ce que prévoit l’accord pour les permanents
Sous la pression de l’intersyndicale et d’une menace de grève imminente, la direction a dû améliorer ses offres pour les permanents (niveaux A à K):
- Une prime exceptionnelle de pouvoir d’achat (versée en janvier 2026) :
- 500 € bruts pour 2 à 4 ans d’ancienneté.
- 900 € bruts pour 4 à 8 ans d’ancienneté.
- 1 100 € bruts pour plus de 8 ans d’ancienneté.
- Tickets Restaurants : Passage de la valeur faciale à 10 € dès le 1er janvier 2026.
🚩 Pourquoi FO FEC a dit NON
En début de négociation, une prime de 200 € était envisagée pour les intérimaires, mais elle a été retirée et conditionnée à une signature immédiate. Fidèle à ses valeurs de solidarité, la FO FEC ne pouvait pas accepter d’abandonner les intérimaires pour lesquels nous revendiquions une prime de 800 €.
En signant prématurément, certaines organisations ont brisé l’unité et nous ont privés du rapport de force nécessaire pour obtenir le 13ème mois pour les permanents et une prime pour tous.
FO FEC : Le syndicat qui ne laisse personne sur le bord de la route.
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